29/07/2010

ZOOM JUILLET 2010 PAGE 7

LA SECU EXAGERE

La loi du 11 février 2005 a pour but de faciliter la vie des handicapés notamment dans leurs rapports avec l’Administration ou les instances médico-sociales. La réalité s’avère plus compliquée. La CPAM de Haute-Corse exige désormais une ordonnance émanant d’un médecin rééducateur exerçant dans un centre de rééducation fonctionnelle, pour financer un fauteuil électrique. Tous les handicapés savent que le département n’a pas de Centre mais seulement un service au sein du CH de Bastia avec des moyens en médecins que l’APF dénonce régulièrement. Résultat de cette absurdité : un handicapé s’est déplacé vers un centre de Marseille avec frais de transports internes et externes,(aller et retour) visite du spécialiste hôtels repas. Quelles économies pour la Caisse ? Aucune bien au contraire. Si on faisait l’effort d’être un peu plus près des réalités locales tout le monde s’en porterait mieux et en particulier les handicapés.



ARS : un peu pagaille

La mise en place de l’ARS se fait quelque peu dans une ambiance de pagaille. Réunions organisées sans que tous les intéressés soient convoqués, appel à candidatures faites de façon approximative sans en particulier réunir les CDCPH ( Conseils départementaux consultatifs des personnes Handicapées) qui doivent désigner 4 représentants d’associations. Pour la présentation de cette instance qui a désormais la haute main sur le sanitaire et le médico-social en Corse, beaucoup de représentants d’associations n’avaient pas été conviés ou à la dernière minute. L’heure, 18heures et le lieu Ajaccio (on le comprend) siège de l’ARS avaient de fait exclus beaucoup de bastiais. Cette initiative peu goûtée par de nombreux responsables associatifs du Nord de l’Ile a été ressentie comme l’impression d’un centralisme régional qui fait fi, de certaines réalités. Espérons qu’il ne s’agisse que d’une impression et que tout cela rentrera dans l’ordre sous peu.



Naissance d’un CISS

A l’initiative conjointe de l’UDAF et de l’APF de Haute-Corse, un CISS (comité inter associatif du sanitaire et social), a vu le jour au mois d’avril. Il regroupe près d’une vingtaine d’associations qui œuvrent sur le plan régional. Son siège est à Bastia pour bien montrer aux nouvelles instances administratives que l’activité de la mise en œuvre de la politique de Santé ne doit pas uniquement se conjuguer à partir d’Ajaccio.
Une importante réunion de travail a été organisée début juillet en présence notamment du directeur général du CISS national pour bien définir la politique du comité. La présidence du CISS Corse est assurée par Mme Georgette Simeoni Présidente de l’UDAF, Pierre-Louis Alessandri DD de l’APF assure une des Vice-présidence.



Bastia : la CCA enfin !

Le Conseil Municipal de Bastia a voté au mois de juin la création d’une commission communale d’accessibilité rendue obligatoire par la loi du 11 février 2005. Il était temps ! Mais mieux vaut tard que jamais. Il faut dire que le classement de la ville en dernière position du baromètre Express de l’accessibilité a peut être activé les choses. Il reste maintenant à faire vivre cette commission et à la mettre rapidement au travail. On attend également la mise en oeuvre de la même commission pour la CAB (communauté d’agglomération) qui possède de nombreuses compétences notamment au niveau des transports publics.


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