29/07/2010

zoom 2010 Corse

ARS : C’est parti !

L’ARS (Agence Régionale de santé) de la Corse est prête pour s’occuper de la politique régionale de………santé. Mais pas seulement ! Elle a dans ses compétences le domaine médico-social, ce qui en fait une véritable Préfecture en la matière. Voilà donc la politique de la santé centralisée régionalement ou déconcentrée nationalement. Une véritable usine à gaz dont on ne peut mesurer, pour l’instant, l’efficacité ou pas. L’ARS et sa structure fondamentale, son parlement en quelque sorte, la Conférence Régionale de Santé qui a été constituée le 12 juillet. Elle regroupe tout ce que la santé ainsi que le sanitaire et social comptent de représentants en Corse : associations, médecins, élus, fonctionnaires de différentes administrations, directeurs d’établissements hospitaliers etc….Cette mise en place s’est faite non sans peine, dans la précipitation, compte tenu des délais. Il y aura peut-être besoin de quelques rectifications (c’est le cas pour la représentation de notre association), pour la rentrée de septembre. L’ARS est désormais la tutelle de tous ce qui touche à la santé et à ses dérivés, exit les DRASS et DASS. Elle aura à déterminer une politique pour la Corse ou plutôt en faveur de la Corse. Notre souci principal, pour nous Association des Paralysés de France, est la politique en matière de handicap moteur et la problématique régionale du handicap. Les manques de la Corse sont importants dans de nombreux domaines. Celui par exemple des établissements, des services, mais aussi d’accès. Accès aux soins en premier lieu, accès aux établissements hospitaliers et leur adaptation, accès aux cabinets médicaux. Mais se pose aussi de manière accrue le problème du financement du handicap et de la dépendance. La loi du 11 février 2005 est dans beaucoup de ses aspects détricotée. L’Etat, hélas ! Opère un repli financier, notamment aux niveaux des aides humaines ou techniques, et sont désengagement des fonds départementaux de compensation est inquiétant. Les annonces faites par le Président de la République ou la Ministre de la Santé sur le financement du risque dépendance ne le sont pas moins. Il ne faudra plus compter, uniquement sur la solidarité nationale. L’obligation d’une assurance privée est un projet qui avance. L’ARS et la CRSA seront donc au cœur de ces problématiques qui se conjugueront aussi au niveau régional, et l’APF sera là pour défendre les intérêts, comme toujours, des personnes handicapées.

Pierre-louis Alessandri
DD Haute-Corse



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